Un monde sauvage

Bien le bonjour tout le monde !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un superbe livre, d’une histoire à couper le souffle, d’une cause qu’il ne faut jamais oublier et d’un auteur formidable !

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« Quelques empreintes de pattes dans la neige, une carcasse de daim abandonnée un peu plus loin… et Felitsa avait compris en un éclair à qui elle avait affaire. C’était bel et bien une tigresse que sa mère et elle venaient de repérer. Et à y regarder de plus près, une tigresse qui attendait des petits. En dépit de la fatigue et de la température glaciale, Felitsa ne regrettait plus d’avoir accompagné sa mère dans sa tournée d’inspection. Alissa était garde forestière au bout du bout de la taïga russe, une zone de trafic intense avec la Chine voisine et un beau terrain de chasse pour les braconniers. De l’autre côté de la frontière, la dépouille d’un tigre de Sibérie valait des dizaines de milliers de dollars. Si Felitsa et sa mère avaient repéré la tigresse, les braconniers n’allaient pas tarder à faire de même. Il fallait trouver le moyen de sauver sa peau… »

C’est avec bonheur que j’ai reçu le livre ! Je me souvenais que lors de la présentation par la représentante, j’avais vraiment apprécié l’histoire qu’elle me racontait. Je me suis donc plongée dans ce roman dès que je l’ai reçu et je l’ai fini en… deux jours.

La première chose qui m’a frappée en lisant ce livre c’est le dépaysement total. On se retrouve au fin fond de la Taïga, à l’extrême Est de la Sibérie. Tout est blanc, tout est froid, et parfois le silence emprisonne le paysage. On ressent tout cela grâce à la plume de l’auteur, qui nous emporte au fin fond de la Russie. Une écriture sans fioritures, tout en intensité et légèreté permettent au roman de bien fonctionner et d’emmener le lecteur dans ce petit village perdu, entouré des étranges forêts de la Taïga. C’est la première fois que je lisais un roman qui se passait dans ces contrées et je n’ai pas été déçue ! Cela m’a donné envie de lire plus de romans qui se passent en Russie.

Ce que j’ai également beaucoup aimé dans ce roman c’est l’histoire. Le personnage de Felista est un personnage que j’aime beaucoup, qui se retrouve tiraillée entre sa volonté de protéger la nature, car elle suit sa mère – garde foretière – dans certaines de ses « tournées » et entre l’envie de suivre ses amis, d’être populaire, de faire ce que les jeunes de son âge font : sortir, faire du shopping, se maquiller, etc. Ce sont des questions que certains adolescents se posent à cet âge là.
On est plongé au coeur de sa famille, avec sa mère qui voue sa vie à la protection de la nature, notamment des tigres de la région qui se retrouvent braconnés et partent en direction de la Chine; son père, se charge de déblayer les routes remplies de neige et son petit frère étrange, qui ne parle que très rarement et qui dessine beaucoup. On découvre aussi d’autres personnages comme la maîtresse d’école qui cache un passé dramatique, les garçons qui souhaitent jouer les gros bras, les hommes brutes et les filles en quête de popularité. Toutes ces personnes sont attachantes à leur manière.

La découverte de la tigresse et de ses petits donnent une superbe impulsion au roman qui se transforme en mission sauvetage et en ouvrage qui milite d’une jolie façon pour la défense des animaux. Vous ne trouverez pas de violence de la part des braconniers mais beaucoup d’absurdité et de stupidité pour quelques dollars de plus. Le suspens y est total, on est sur le qui-vive régulièrement. L’alternance entre la vie dans le village et les tournées au coeur de la forêt donne de l’ampleur à ce roman, car même au coeur de ce bourg, on découvre les conséquences des goulags sur la vie de certains des habitants.

J’ai véritablement apprécié que l’on soit plongé au coeur de la protection d’une espèce en danger. J’ai appris beaucoup de choses comme le fait que les tigres des neiges soient poursuivis par des braconniers qui les envoient vers la Chine où les tigres seront revendus pour leur peau, leurs dents, etc. J’ai découvert que les tigres des neiges sont vraiment peu nombreux, qu’ils sont extrêmement rares et précieux pour la survie de la faune de Sibérie.

J’ai été chamboulée par Un monde sauvage, dans le bon sens du terme évidemment. C’est un roman plein de force, de courage, de volonté. Le dépaysement est total, les personnages sont superbement écris, bref lisez-le !

J’ai envie d’en savoir plus sur cet auteur car, et j’ai honte de le dire, c’est le seul roman que j’ai lu. Je viens de commencer Itawapa et c’est déjà bien parti pour moi !

 

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