Sombres citrouilles

Bonjour à tous !

Voici un moment que je n’avais pas posté d’article, mais aujourd’hui je vais vous parler d’une de mes auteurs préférées, à savoir Malika Ferdjoukh ! Avec Sombres Citrouilles, elle m’a entrainé dans une sombre histoire de famille et une enquête pleine de suspens.

« Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Colinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche. Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin. Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. À première vue, personne ne le connaît. L’affaire pourrait donc n’être pas si grave que ça. Le problème, c’est que dans la famille, il y a au moins trois mobiles criminels possibles. Donc trois assassins potentiels. Sans compter tous les secrets qu’on n’a pas encore découverts… »

CouvmediumGabarit

Cela faisait un moment que je souhaitais lire ce livre, d’une part parce que c’est Malika Ferdjoukh, d’autre part parce que c’est un livre à l’ambiance très automnale. Je commençais donc ma lecture avec l’espoir de ne pas être déçue et effectivement je n’ai pas été déçue !

L’auteur m’a entraînée dans une histoire de famille pleine de secrets et de révélations qui m’ont étonnée et m’ont fait frisonner. Tout commence par la découverte du corps d’un inconnu en plein milieu du potager par la plus jeune génération de la famille. Que faire ? Le plus âgé décide donc de cacher le corps le temps de l’anniversaire du papi. De ce choix découlera nombre de révélations sur la famille et nombre de suspicions de la part des enfants sur l’identité du coupable.

J’ai adoré que le narrateur change de chapitre en chapitre et que ce soit les enfants qui nous racontent l’histoire. Ce changement de narrateur nous permet de nous immiscer dans cette famille. Ça m’a rappelé les grandes réunions de famille auxquelles j’ai pu assister. J’ai été touchée par la personnalité de chaque enfant. Hermès et son air de grand garçon, avec sa détermination à toute épreuve mais qui reste un enfant malgré tout, Madeleine et sa force, tout en étant fragile comme une adolescente de son âge, les jumelles très protectrices l’une envers l’autre et enfin Colin-Six ans et sa malice, son intelligence et sa douceur.

Ce qui est extraordinaire dans ce roman c’est l’ambiance que Malika Ferdjoukh parvient à installer du début à la fin. Un suspens inconnu dans une situation presque familière. De plus, les découvertes des enfants sur certains membres de la famille font de ce roman un témoignage presque réel sur les « non-dits » qui peuvent exister au sein d’une grande famille. La fin est bluffante, je ne m’attendais pas à ça et je reste surprise par la part d’ombre qui plane sur la famille Coudrier. Au final, ce sont les enfants qui sont les plus honnêtes et les plus dignes de confiance.

Bref, c’est un superbe roman sur la famille, mêlé à une formidable enquête menée par des enfants qui n’ont pas froid aux yeux. Un régal à lire en automne à l’approche d’Halloween !

Jeu mortel

Hello !

Me revoilà après quelques temps sans articles. En effet, j’ai eu une petite baisse de régime niveau lecture, mais aujourd’hui tout va bien ! Je vais vous parler de Jeu Mortel de MOKA chez l’Ecole des Loisirs.

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« Arielle Lefranc est nouvelle à l’École Saint-Charles, un pensionnat de jeunes filles installé dans un somptueux manoir XVIIIe, avec parc, rivière, arbres centenaires, uniformes bleu marine, traditions et extinction des feux à dix heures. Dès le premier jour, parce qu’elle est arrivée dans la R5 de sa mère mais a prétendu que son père dirigeait une grosse société, les autres l’ont rangée dans le clan des Parvenues. Il y a trois clans à Saint-Charles : Parvenues, Aristos, Intouchables. Le préclassement va de soi. Il est fonction du nom, de la fortune, de l’origine. Quant à l’admission définitive, c’est une autre affaire. Il s’agit de subir diverses épreuves comme la mort subite, la traversée du cimetière voisin à minuit pile… Ou encore d’inventer une blessure horrible à infliger à un membre d’un clan adverse. D’abord révoltée, puis intriguée, et enfin amusée et conquérante, Arielle décide de se distraire en enquêtant sur ce que les autres lui cachent. Mais la pire épreuve qu’elle va rencontrer au fond du parc, personne, ni l’Aristo la plus perverse, ni l’Intouchable la plus vengeresse, n’aurait pu en avoir l’idée… »

On m’avait beaucoup parlé de MOKA, et de son livre Jeu Mortel, en lisant le résumé je me suis dit « tiens c’est intriguant, ça à l’air sympa ». Et bien j’ai été déçue… Et oui ! Je crois que tout ce qu’on m’a dit sur ce roman a eu l’effet inverse.

Même si c’est vraiment bien écrit, que l’intrigue est là et que le suspens m’a tenue en haleine, malheureusement le contexte ne m’a pas convaincue. Le fait qu’une soit disant jeune fille aux vraies valeurs, se laisse pervertir par l’ambiance l’élitiste d’un pensionnat ne m’a pas du tout plu. Je n’ai peut-être pas compris le but de ce roman mais j’ai été un peu déçue que le fond du roman soit le fait que la protagoniste cherche à tout prix à s’intégrer. Même si elle cherche à élargir son « clan », son but est de se faire accepter. Ce qui est dommage, car ce que j’aime en littérature jeunesse c’est qu’on montre aux enfants et ados que l’on peut réussir si l’on reste soit même, si on est honnête et que si l’on a pas envie de faire quelque chose ce n’est pas grave, l’essentiel est de se plaire à soi.

J’ai beaucoup aimé que le suspens dure jusqu’à la toute fin, qu’on ne comprenne qu’aux dernières lignes du roman quel était le point final de l’histoire. Malgré tout, je reste déçue, les histoires de clopes, d’alcool, de drogues me paraissent assez clichés. C’est ce qui m’a un peu ennuyé, en plus du fait que les différents personnages sont une caricature des adolescentes. Je pense être assez sévère, mais s’il n’y avait ces clichés, je resterais comblée. Le pensionnat est une chouette idée de lieu pour un meurtre, la fin est assez jouissive, et le décor est bien décrit donc on s’immerge facilement dans l’histoire.

Bref, c’est un bon roman, mais peut-être pas aussi sombre que l’on me l’avait décrit, je suis donc un peu déçue (car je suis influençable).