Un sari couleur de boue – Kashmira Sheth

Bonjour les citrouilles !

Dans cet article je vais vous parler d’un très beau livré édité par L’Ecole des Loisirs, paru il y a un petit moment, mais que je viens seulement découvrir. Je dois vous avouer que je ne savais pas tellement à quoi m’attendre, que le résumé me plaisait beaucoup et que ça me donnait l’occasion de découvrir un livre qui ne fait pas la « une ». J’ai eu raison car j’ai adoré cette lecture !

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Nom : Un sari couleur de boue
Auteur : Kashmira Seth
Editeur : Ecole des loisirs
Pages : 334
Date : 2010
Prix : 7,80€
Site Editeur

resume

« Leela a été fiancée à deux ans, mariée à neuf. À treize ans elle s’apprête à s’installer dans sa belle-famille quand son mari, mordu par un serpent venimeux, meurt de ses blessures.
Dans l’Inde des années 1920, il y a pire que d’être un intouchable. C’est être une veuve.
Leela va devenir une morte vivante. Rester cloîtrée pendant un an. Ôter tous ses bijoux, se raser la tête et ne plus porter qu’un sari spécial couleur de boue. Elle ne devra jamais se remarier. Partout où elle passera, elle portera malheur. Elle est au désespoir.
Heureusement, Leela peut compter sur quelques alliés : Kanubhai, son frère aîné, qui a promis de revenir l’aider ; Saviben, sa directrice d’école, qui est décidée à lui donner des cours à domicile. Ainsi que Gandhiji, un drôle de bonhomme qui prend fait et cause pour les paysans, les tisserands et tous les opprimés. D’ailleurs, celui-ci commence à bousculer les traditions et les consciences dans tout le pays…« 

monavis

Je ne connaissais ni l’auteur, ni le contexte de l’histoire, pourtant le résumé m’a tout de suite attirée. Cette lecture rentre totalement dans mon envie de découvrir de nouveaux auteurs de langue étrangère, de nouvelles cultures. Je n’attendais rien de particulier de cette lecture, simplement une belle découverte et effectivement ça a été une belle découverte.

On y découvre la vie de Leela, qui appartient à une haute caste de la société indienne. Elle va à l’école, peut s’acheter ce qu’elle veut, vit dans une jolie maison, bref sa vie semble tranquille, idéale et prévisible et cela lui convient. Un jour, un événement terrible vient bouleverser son petit monde et elle devient veuve. Leela doit désormais faire face aux traditions indiennes, à vivre recluse et à abandonner son ancienne vie. Pour autant, elle va chercher à se battre et à s’offrir un avenir meilleur.

J’ai trouvé que cette lecture m’ouvrait les yeux et l’esprit sur des choses que je ne connaissais pas, telles que le veuvage en Inde, la condition des femmes dans ce pays dans les années 1920, mais également sur la culture indienne que je ne connais pas très bien. J’ai beaucoup aimé m’imprégner de cette ambiance, de la voix de Leela, de ses questionnements, de l’injustice qu’elle ressent (pourquoi doit-elle subir son veuvage alors que son voisin, un homme, peut se remarier et revivre comme il l’entend ?), des nouveautés qu’amène Gandhi dans son pays, etc.

L’insouciance de Leela se transforme en colère, puis en résignation et enfin en détermination sans faille. Ce qui m’énervait parfois chez elle au début, se révélait en fait être une force par la suite. J’ai vraiment détesté certains personnages, mais je croit qu’il était important pour l’auteur de montrer certaines réactions, certains caractères de façon à ce que ce soit assez manichéen. C’est parfois énervant mais je pense que pour un lectorat assez jeune, c’est aussi une manière de leur faire comprendre les injustices.

La force principale du roman, au delà même du fait que l’histoire de Leela tient le premier rôle, réside dans la façon qu’à l’auteur de nous parler de l’Inde et des bouleversements qui l’attendaient à cette époque. En effet, dans le contexte de cette histoire, on en apprend un peu plus sur Gandhi, sur ce qu’il cherchait à mettre en place pour l’Inde mais également ce que cela impliquait pour les populations. Cela reste très superficiel car il ne s’agit pas là d’un livre d’histoire mais bien d’un roman pour la jeunesse. Toutefois j’aime ce genre de livre qui éveille ma curiosité et me donne envie d’en savoir plus sur un pays ou une époque.

En conclusion, c’est un livre que j’ai beaucoup aimé, qui parle combat pour l’indépendance et l’éducation, qui m’a donné envie d’en savoir plus sur l’indépendance de l’Inde et sa culture.

04

J’espère que cet article vous aura plu et qu’il vous aura donné envie de découvrir ce livre !

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10 commentaires sur « Un sari couleur de boue – Kashmira Sheth »

    1. Hello !
      Je pense qu’on peut le lire à partie de 11/12 ans, il n’y a qu’une scène un peu tendue je dirais ou elle marche seule dans la rue et est sur le point de se faire violer mais c’est dit avec tact.

      J'aime

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