Le suivant sur la liste – Manon Fargetton

Bonjour les p’tites citrouilles !

Aujourd’hui on va parler d’une intégrale, et non pas des moindres, puisqu’il s’agit du Suivant sur la liste de Manon Fargetton, qui inclut « Le suivant sur la liste » et « La nuit des fugitifs« . Si vous me connaissez bien, vous devez savoir que j’avais adoré « L’Héritage des Rois-Passeurs » de la même auteur, c’est même l’un de mes coups de coeur de 2016. Cela n’a pas loupé, une nouvelle fois, Manon Fargetton a su conquérir mon coeur de lectrice !

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Nom : Le suivant sur la liste
Auteur : Manon Fargetton
Editeur : Rageot
Pages : 560
Date : 2017
Prix : 16,90€
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resume

« Izia, Morgane, Timothée, Samuel, Nathan.
Cinq adolescents aux dons exceptionnels.
Cinq adolescents épiés, menacés, traqués.
Cinq adolescents qui doivent découvrir le secret
de leur origines s’ils veulent survivre.« 

monavis

J’ai acquis cette intégrale au boulot, à force de le voir je n’ai pas pu résister et j’ai commencé ma lecture dans la foulée. A cause d’une semaine un peu chargée, je ne l’ai pas fini très vite, mais à chaque fois que je me plongeais dedans, j’avais l’impression de me couper du monde et de me retrouver avec ces ados, dans leur fuite et leur incompréhension face à leur destin incroyable.

Tout commence avec Nathan, et l’on découvre petit à petit les autres personnages. On arrive parfaitement à comprendre le point de vue de chacun, on s’attache très vite à eux, grâce au fait qu’il s’agit ici d’un roman « chorale », où chaque personnage parle l’un après l’autre. C’est l’un des points forts de ce roman, ses personnages. Ils sont entiers, vifs, presque réels. J’ai clairement adoré Izia et Morgane mais mon préféré reste Nathan, car il est « si » particulier.

L’histoire quant à elle est plutôt innovante, car même si elle peut ressembler à d’autres romans plus connus, le fond est unique. Il n’y a pas qu’un seul point noir, mais plusieurs, il n’y a pas qu’un problème, qu’une solution, mais une multitude de voies différentes. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette lecture, c’est que cela n’était pas cousu de fil blanc et que tout ce qui se passait me semblait possible et réel. Bien sûr comme dans tous romans, il a peut-être deux ou trois petites choses qui ont l’air totalement folles, mais qui  ici prétendent à donner une trame de fond à l’histoire et à son dénouement.

La plume de l’auteur est, quant à elle, claire, légère et a su me plonger au coeur de l’histoire en un clin d’oeil. Très honnêtement, lorsque je lisais j’avais l’impression d’être chez moi, de retrouver des éléments familiers, mais cela ne m’empêchait d’aller de surprise en surprise ! Manon Fargetton une écriture formidable qui nous plonge a chaque fois dans des univers uniques et singuliers. C’est une auteur que je vais suivre de très près car je pense qu’elle nous cache encore beaucoup de projets incroyables !

06

Pax et le petit soldat – Sara Pennypacker

Bonjour les citrouilles !

J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui je vais vous parler de mon premier coup de coeur de l’année ! Et oui, déjà, mais figurez-vous que j’ai été tellement bouleversée par cette lecture, une vraie petite claque dans mon petit coeur de lectrice.

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Nom : Pax et le petit soldat
Auteur : Sara Pennypacker
Illustrateur : Jon Klassen
Editeur : Gallimard Jeunesse
Pages : 320
Date : 2017
Prix : 13,90€
Site Editeur

resume« La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s’engage dans l’armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu’il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s’enfuit à la recherche de son renard.
Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d’une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.« 

monavis

Ce livre m’a tout de suite fait de l’oeil, de part sa couverture qui est tout simplement magnifique, mais également de part son résumé. Les histoires entre enfants et animaux me touchent toujours beaucoup. De plus, une histoire d’amitié entre un jeune garçon et son renard, avec un fond de guerre, dans un univers entouré de nature, tous ces éléments ne pouvaient que me plaire !

Dès le début de l’histoire, l’auteure donne le ton. Peter abandonne son renard à la lisière d’une forêt. Je suis restée sans voix devant ce commencement pour le moins brutal. Mais tout de suite on est plongé dans l’histoire de Pax et Peter. On va donc suivre leurs aventures, chacun de leur côté, par alternance. Car, Peter se rendant compte de son erreur, va partir à la recherche de son renard. Pax lui, seul face à l’immensité de la nature, va devoir se débrouiller et vivre selon son instinct. Ils vont chacun faire des rencontres qui vont bouleverser leur vie.

L’alternance de point de vue est la grande force de ce roman, car l’auteure a su à la fois se mettre dans la peau d’un jeune garçon de douze ans que la vie n’a pas épargnée, mais également dans la peau d’un jeune renard qui découvre le monde sauvage. Aujourd’hui, je ne saurais vous dire quel est le point de vue que j’ai le plus apprécié, car ils sont tous les deux une force qui leur est propre et qui vous entraîne toujours plus loin dans la lecture.

La trame de fond, cette guerre dont on ne sait pas grand chose, apporte une certaine tension. Les hommes qui la font sont appelés « malades de guerre » par les animaux, je trouve ce terme très fort. Il montre bien comment l’être humain peut parfois être malfaisant sur tout ce qui l’entoure. Le message du roman est clair : laissons la nature vivre comme elle veut, et ne gâchons pas tout, mais soyons bienveillant face à elle.

C’est un roman touchant, qui m’a complètement bouleversée. La fin est terriblement triste et belle. Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment les récits d’amitié entre un humain et un animal, les voyages initiatiques et les romans qui parlent de la nature. C’est un livre qui est conseillé à partir de 10 ans, toutefois, pour moi il peut se lire bien plus tard. Et d’ailleurs, nombre d’adultes devraient le lire.

06

Sauveur et fils, saison 1 – Marie-Aude Murail

Bonjour les pumpkins !

Aujourd’hui on va parler du dernier roman de la célèbre Marie-Aude Murail : Sauveur et fils, saison 1 publié chez Ecole des Loisirs. J’ai acquis cette « Pépite » des lecteurs de France Télévision Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil en décembre dernier sur le salon, et j’avais hâte de commencer cette lecture très prometteuse. Il a été un immense coup de coeur pour beaucoup sur la blogosphère et dans les médias, toutefois pour moi ça a été un formidable lecture, mais pas un coup de coeur.

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Nom : Sauveur et fils, saison 1
Auteur : Marie-Aude Murail
Editeur : Ecole des Loisirs
Pages : 300
Date : 2016
Prix : 17€
Site Editeur

resume

« Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?« 

monavis

J’avais hâte de me faire mon avis sur ce livre que je voyais partout, aussi bien au boulot, que sur les réseaux sociaux. J’ai commencé ma lecture sans avoir fait vraiment attention au résumé, je me suis donc plongée dans cette lecture un peu à « l’aveugle« . Je pense que j’a bien fait car beaucoup de point ont su me surprendre et me faire sourire.

On va donc suivre la vie, quelque peu, mouvementée de Sauveur Saint-Yves, psychologue pour enfants et adultes. Entre ses différentes consultations, on assiste à sa vie de père et à celle de son fils, Lazare, 8 ans; et aussi à des parcelles de vie de Louise, la mère de Paul, le meilleur copain de Lazare. Je dois vous avouer que j’aime beaucoup les romans « chorales », où plusieurs personnages interviennent et nous offrent leur point de vue sur l’histoire. Le ton que donne Marie-Aude Murail à ses personnages les rend très attachants et, lors de cette lecture, je n’ai pas été trop dépaysée. C’était comme découvrir un monde qui m’étais familier. J’ai beaucoup aimé cette dimension lors de ma découverte de ce roman.

L’auteur ne se contente pas uniquement de relater les consultations de Sauveur Saint-Yves, elle les explore en nous offrant la réflexion du psychologue, les réactions des patients et l’on peut voir à quel point l’auteur a du tact. Elle a su aborder des sujets difficiles, que parents et adolescents peuvent traverser. Elle n’en fait pas un tabou mais les explore de manière juste et belle.

J’ai aimé la construction du roman, basée sur les consultation, un mystère et le passé trouble du psychologue. Pour autant, je ne saurais vous dire pourquoi mais il m’a manqué un « petit quelque chose » pour en faire un coup de coeur. Ce n’est qu’un sentiment personnel, qui vient sans doute du fait que j’en ai beaucoup entendu parlé, et donc que j’ai placé la barre très très haute. Malgré cela, j’ai adoré ce roman qui explore les troubles adolescents, sans en faire des tonnes, qui est juste et remplit de tact. Je le conseille vivement à quiconque s’intéresserait de près ou de loin à la psychologie.

05

L’avez-vous lu ?
Qu’en avez-vous pensé ?

L’équipe en charge du roman s’est bien entendu excusée d’avoir fait passer un cochon d’Inde pour un hamster 😉

Throwback Thursday Livresque

Hello les citrouilles !

Tout d’abord je tiens à m’excuser de ne pas avoir pu honorer le #TBL de la semaine dernière. En plus, le thème était tellement génial ! Il me correspondait absolument ! Mais par manque de temps je n’ai pas pu le faire. Je me rattrape donc cette semaine.

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On est jeudi et comme tous les jeudi c’est Throwback Thursday ! C’est un rendez-vous livresque créé par la très chouette BettieRoseBooks ! Chaque semaine elle proposera un thème et il s’agira de présenter un livre, les souvenirs que nous en avons ou qu’il nous a apporté, qui correspondra à celui-ci.

Le thème de cette semaine : Lien invisible (un livre dont personne ne parle ou peu)

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« Sakuya vit avec son cousin qui est également son tuteur. Quand elle est triste, la jeune fille aime regarder les étoiles pour se réconforter. Mais le jour de ses dix-huit ans, sa vie sera bouleversée par l’apparition d’un étrange garçon lors de sa soirée d’anniversaire; Qui est-il ? Et quelles sont ses véritables intentions ?« 

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Pour ce thème j’ai choisi un manga que j’ai beaucoup aimé, d’une auteur à l’origine de l’une des séries les plus géniales : Fruit Basket. Mais aujourd’hui je vais vous parler de Twinkle Stars, une série qu’elle a écrit plus tard mais qui a connu un succès bien moins important. On va suivre l’histoire de Sakuya, qui, suite à une rencontre étrange, va voir sa vie changer. Je vous avoue que j’adore Natsuki Takaya et lorsque j’ai vu qu’elle avait commencé une nouvelle série je me suis allègrement jetée dessus ! J’ai beaucoup aimé cette série, elle est douce, un peu triste mais très belle. Cette mangaka a le chic pour savoir créer des ambiances particulières, qui me touchent. Je n’ai pas encore lu ses autres séries, mais la lecture de mangas me manque et je pense me relire cette petite série avant de voir les nouvelles parutions de l’auteur.

Connaissez-vous cette série ?

L’Appel du Coucou – Robert Galbraith

Bonjour les citrouilles !

Avant de vous faire le bilan de mon Challenge Cold Winter 2016, je vais vous parler polar. Toutefois, il ne s’agit pas uniquement d’un simple polar, mais d’un polar que j’ai totalement dévoré, et qui est écrit par une grande dame. Et oui, Robert Galbraith est le pseudonyme de JK Rowling pour l’écriture des aventures de Cormoran Strike.

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Nom : L’Appel du Coucou
Auteur : Robert Galbraith (JK Rowling)
Editeur : Livre de Poche
Pages : 696
Date : 2014
Prix : 8,30€
Site Editeur

resume

« Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.« 

monavis

Je sentais poindre une panne de lecture et j’ai donc décidé de lire un livre que j’avais vraiment envie de lire, là tout de suite. C’est tombé sur « L’Appel du Coucou » de Robert Galbraith aka JK Rowling, car j’avais envie d’un bon polar. Je suis fan d’Harry Potter mais je n’avais jamais osé lire d’autres titres de cette auteur, et bien mal m’en a pris car c’est formidable ! Qu’elle écrive pour la jeunesse ou non, JK Rowling a une plume extraordinaire, une imagination débordante et une faculté à faire en sorte que son lecteur se sente bien.

On est directement plongé dans l’histoire et l’enquête, on va suivre chacune des étapes de celle-ci et se mettre nous aussi a enquêter. Cormoran est un personnage vraiment attachant, quoique distant, mais très intriguant et l’on se passionne pour sa façon de résonner et de chercher à découvrir qui est le coupable. La manière dont est menée l’enquête est très classique et, honnêtement, c’est un aspect de l’histoire que j’ai adoré. J’avais l’impression d’être une ombre derrière Cormoran et Robin et de regarder par dessus leurs épaules. Robin est un personnage que j’ai vraiment adoré. On se retrouve beaucoup en elle, à regarder travailler un enquêteur, à tenter de rassembler les indices, sans avoir la maîtrise du métier. Robin apporte une dose de fraîcheur et de féminité très agréable à la lecture. C’est quelqu’un d’intelligent et de déterminé, d’humain.

J’avais peur de ne pas rentrer dans la trame de l’enquête, car cela se passe dans le milieu de la mode. Même si, fut un temps, j’appréciais l’image que la mode renvoie, je sais aujourd’hui qu’il s’agit d’un milieu terrible, dur et assez inhumain. J’avais peur de ne pas apprécier, mais JK Rowling va bien plus loin que critiquer un milieu très spécial, elle y décrit comment le fait de devenir un personnage public peut détruire une vie, la brûler. Il y a des réflexions très fortes dans ce livre, on sent parfois que JK Rowling a mit en avant des choses qu’elle a pu ressentir ou vivre, en tant que personnage public.

L’enquête est vraiment bien ficelée. Ce n’est pas du tout cousu de fil blanc et, peut-être que je suis naïve et que d’autres avaient compris, mais j’ai été très surprise par la révélation de fin de l’enquête, par les indices qu’elle a su distiller tout au long de la trame de son récit et tous ces personnages que j’ai d’abord soupçonné avant d’avoir la conclusion finale. Très honnêtement, j’ai été vraiment agréablement surprise. De plus, j’adore lorsque au moment où l’on découvre qui est coupable, toute l’enquête est résumée et on se plonge dans ce qu’il s’est réellement passé.

C’est un bel exercice de la part de JK Rowling de partir dans le polar après avoir écrit une saga qui a eu un énorme succès. Je trouve ça courageux et vraiment intéressant, on découvre un nouvel aspect de son écriture et j’ai passé un très bon moment. J’ai été surprise, intriguée, étonnée, ce qui chez moi est la preuve que le livre m’a plu et à su capté mon attention jusqu’à la fin. Grâce à ce livre j’ai largement évité la panne de lecture !

05

L’avez vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Un sari couleur de boue – Kashmira Sheth

Bonjour les citrouilles !

Dans cet article je vais vous parler d’un très beau livré édité par L’Ecole des Loisirs, paru il y a un petit moment, mais que je viens seulement découvrir. Je dois vous avouer que je ne savais pas tellement à quoi m’attendre, que le résumé me plaisait beaucoup et que ça me donnait l’occasion de découvrir un livre qui ne fait pas la « une ». J’ai eu raison car j’ai adoré cette lecture !

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Nom : Un sari couleur de boue
Auteur : Kashmira Seth
Editeur : Ecole des loisirs
Pages : 334
Date : 2010
Prix : 7,80€
Site Editeur

resume

« Leela a été fiancée à deux ans, mariée à neuf. À treize ans elle s’apprête à s’installer dans sa belle-famille quand son mari, mordu par un serpent venimeux, meurt de ses blessures.
Dans l’Inde des années 1920, il y a pire que d’être un intouchable. C’est être une veuve.
Leela va devenir une morte vivante. Rester cloîtrée pendant un an. Ôter tous ses bijoux, se raser la tête et ne plus porter qu’un sari spécial couleur de boue. Elle ne devra jamais se remarier. Partout où elle passera, elle portera malheur. Elle est au désespoir.
Heureusement, Leela peut compter sur quelques alliés : Kanubhai, son frère aîné, qui a promis de revenir l’aider ; Saviben, sa directrice d’école, qui est décidée à lui donner des cours à domicile. Ainsi que Gandhiji, un drôle de bonhomme qui prend fait et cause pour les paysans, les tisserands et tous les opprimés. D’ailleurs, celui-ci commence à bousculer les traditions et les consciences dans tout le pays…« 

monavis

Je ne connaissais ni l’auteur, ni le contexte de l’histoire, pourtant le résumé m’a tout de suite attirée. Cette lecture rentre totalement dans mon envie de découvrir de nouveaux auteurs de langue étrangère, de nouvelles cultures. Je n’attendais rien de particulier de cette lecture, simplement une belle découverte et effectivement ça a été une belle découverte.

On y découvre la vie de Leela, qui appartient à une haute caste de la société indienne. Elle va à l’école, peut s’acheter ce qu’elle veut, vit dans une jolie maison, bref sa vie semble tranquille, idéale et prévisible et cela lui convient. Un jour, un événement terrible vient bouleverser son petit monde et elle devient veuve. Leela doit désormais faire face aux traditions indiennes, à vivre recluse et à abandonner son ancienne vie. Pour autant, elle va chercher à se battre et à s’offrir un avenir meilleur.

J’ai trouvé que cette lecture m’ouvrait les yeux et l’esprit sur des choses que je ne connaissais pas, telles que le veuvage en Inde, la condition des femmes dans ce pays dans les années 1920, mais également sur la culture indienne que je ne connais pas très bien. J’ai beaucoup aimé m’imprégner de cette ambiance, de la voix de Leela, de ses questionnements, de l’injustice qu’elle ressent (pourquoi doit-elle subir son veuvage alors que son voisin, un homme, peut se remarier et revivre comme il l’entend ?), des nouveautés qu’amène Gandhi dans son pays, etc.

L’insouciance de Leela se transforme en colère, puis en résignation et enfin en détermination sans faille. Ce qui m’énervait parfois chez elle au début, se révélait en fait être une force par la suite. J’ai vraiment détesté certains personnages, mais je croit qu’il était important pour l’auteur de montrer certaines réactions, certains caractères de façon à ce que ce soit assez manichéen. C’est parfois énervant mais je pense que pour un lectorat assez jeune, c’est aussi une manière de leur faire comprendre les injustices.

La force principale du roman, au delà même du fait que l’histoire de Leela tient le premier rôle, réside dans la façon qu’à l’auteur de nous parler de l’Inde et des bouleversements qui l’attendaient à cette époque. En effet, dans le contexte de cette histoire, on en apprend un peu plus sur Gandhi, sur ce qu’il cherchait à mettre en place pour l’Inde mais également ce que cela impliquait pour les populations. Cela reste très superficiel car il ne s’agit pas là d’un livre d’histoire mais bien d’un roman pour la jeunesse. Toutefois j’aime ce genre de livre qui éveille ma curiosité et me donne envie d’en savoir plus sur un pays ou une époque.

En conclusion, c’est un livre que j’ai beaucoup aimé, qui parle combat pour l’indépendance et l’éducation, qui m’a donné envie d’en savoir plus sur l’indépendance de l’Inde et sa culture.

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J’espère que cet article vous aura plu et qu’il vous aura donné envie de découvrir ce livre !

Hugo de la nuit – Bertrand Santini

Hello pumpkins !

Pendant une courte pause dans ma lecture du classique de Charles Dickens « Les aventures d’Olivier Twist« , j’ai lu en moins d’une journée ce très chouette roman : « Hugo de la nuit » de Bertrand Santini chez Grasset Jeunesse.

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Nom : Hugo de la nuit
Auteur : Bernard Santini
Editeur : Grasset jeunesse
Pages : 224
Date : 2016
Prix : 13,50€

Site Editeur

resume

« Après Le Yark et Jonas, le requin mécanique, tous deux en cours d’adaptation au cinéma, Bertrand Santini livre chez Grasset-Jeunesse un nouveau roman qui allie humour et gravité, tendresse et impertinence. Il y explore la nature des rêves, à travers une intrigue aux ramifications subtiles. À l’instar du jeune héros du livre, le raisonnement du lecteur est chahuté jusqu’aux révélations finales, qui viennent bouleverser nos convictions les plus profondes.
Servi par des dialogues percutants et des scènes parfois burlesques, l’univers baroque d’Hugo de la Nuit nous entraîne dans la plus étrange des aventures nocturnes, où Shakespeare ne craint pas d’être cité aux côtés de Scooby-doo ! »

monavis

Que dire sur ce magnifique, ce merveilleux, cet extraordinaire roman ? J’ai fait l’acquisition de ce titre lors du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil en décembre dernier, avec la très chouette Fée-Lire. Je l’ai lu d’une seule traite et j’ai adoré !

On suit l’aventure d’Hugo, qui vit dans une maison sur un grand terrain dans le sud de la France. Ses parents, romancière pour elle et botaniste pour lui, sont de fervents défenseur de la nature, or le cimetière qui se trouve sur le domaine a été vandalisé et une fleur rare, dernier spécimen de son espèce, a été détruite. De plus, un drôle de phénomène se passe dans le cimetière, du pétrole semblerait remonter à la surface. Hugo, ne se doutant pas de tout cela, s’invente des histoires et semble être un enfant plein d’énergie. Un soir, alors qu’un cambrioleur le poursuit, Hugo bascule dans un monde étrange, fait de revenants et de zombies.

Où est le rêve, où est la réalité ? C’est là toute la force de ce roman. On se sait jamais si ce qu’on lit est réel, ou si c’est impossible, un rêve, une légende, un autre monde. Bertrand Santini, avec sa plume, nous transporte, nous fait voyager d’un monde à l’autre et nous propose ici un roman grave mais plein d’humour. J’ai rarement autant ris à la lecture d’un roman jeunesse, je me suis amusée, j’ai frissonné de peur, à la fin du roman, sur les 50 dernières pages, le suspens est à son comble.

Les personnages sont hauts en couleur ! Je les ai vraiment tous adoré, je me suis pris d’attachement pour eux et cela m’a fait un petit pincement au coeur lorsque j’ai fini ma lecture. Derrière une histoire faite de phénomènes étranges, d’humour et d’aventures, Bertrand Santini nous incite à faire attention à la nature, à prendre soin de ceux qu’on aime et à se méfier de certaines personnes. Hugo est personnage que j’ai beaucoup aimé, mais que j’ai eu du mal à cerner surtout à la fin du roman. Comme lui, j’étais perdue, je ne savais plus dans quel monde je me trouvais et c’est ce que j’ai adoré.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, cela a été une vraie bouffée d’air frais dans ces deux mois de challenge Cold Winter 2016. C’est un véritable coup de coeur qui a su éveiller en moi la curiosité et le rire.

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Je vous conseille à tous cette lecture jeunesse !