Hugo de la nuit – Bertrand Santini

Hello pumpkins !

Pendant une courte pause dans ma lecture du classique de Charles Dickens « Les aventures d’Olivier Twist« , j’ai lu en moins d’une journée ce très chouette roman : « Hugo de la nuit » de Bertrand Santini chez Grasset Jeunesse.

wp-1483368947521.jpg

Nom : Hugo de la nuit
Auteur : Bernard Santini
Editeur : Grasset jeunesse
Pages : 224
Date : 2016
Prix : 13,50€

Site Editeur

resume

« Après Le Yark et Jonas, le requin mécanique, tous deux en cours d’adaptation au cinéma, Bertrand Santini livre chez Grasset-Jeunesse un nouveau roman qui allie humour et gravité, tendresse et impertinence. Il y explore la nature des rêves, à travers une intrigue aux ramifications subtiles. À l’instar du jeune héros du livre, le raisonnement du lecteur est chahuté jusqu’aux révélations finales, qui viennent bouleverser nos convictions les plus profondes.
Servi par des dialogues percutants et des scènes parfois burlesques, l’univers baroque d’Hugo de la Nuit nous entraîne dans la plus étrange des aventures nocturnes, où Shakespeare ne craint pas d’être cité aux côtés de Scooby-doo ! »

monavis

Que dire sur ce magnifique, ce merveilleux, cet extraordinaire roman ? J’ai fait l’acquisition de ce titre lors du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil en décembre dernier, avec la très chouette Fée-Lire. Je l’ai lu d’une seule traite et j’ai adoré !

On suit l’aventure d’Hugo, qui vit dans une maison sur un grand terrain dans le sud de la France. Ses parents, romancière pour elle et botaniste pour lui, sont de fervents défenseur de la nature, or le cimetière qui se trouve sur le domaine a été vandalisé et une fleur rare, dernier spécimen de son espèce, a été détruite. De plus, un drôle de phénomène se passe dans le cimetière, du pétrole semblerait remonter à la surface. Hugo, ne se doutant pas de tout cela, s’invente des histoires et semble être un enfant plein d’énergie. Un soir, alors qu’un cambrioleur le poursuit, Hugo bascule dans un monde étrange, fait de revenants et de zombies.

Où est le rêve, où est la réalité ? C’est là toute la force de ce roman. On se sait jamais si ce qu’on lit est réel, ou si c’est impossible, un rêve, une légende, un autre monde. Bertrand Santini, avec sa plume, nous transporte, nous fait voyager d’un monde à l’autre et nous propose ici un roman grave mais plein d’humour. J’ai rarement autant ris à la lecture d’un roman jeunesse, je me suis amusée, j’ai frissonné de peur, à la fin du roman, sur les 50 dernières pages, le suspens est à son comble.

Les personnages sont hauts en couleur ! Je les ai vraiment tous adoré, je me suis pris d’attachement pour eux et cela m’a fait un petit pincement au coeur lorsque j’ai fini ma lecture. Derrière une histoire faite de phénomènes étranges, d’humour et d’aventures, Bertrand Santini nous incite à faire attention à la nature, à prendre soin de ceux qu’on aime et à se méfier de certaines personnes. Hugo est personnage que j’ai beaucoup aimé, mais que j’ai eu du mal à cerner surtout à la fin du roman. Comme lui, j’étais perdue, je ne savais plus dans quel monde je me trouvais et c’est ce que j’ai adoré.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, cela a été une vraie bouffée d’air frais dans ces deux mois de challenge Cold Winter 2016. C’est un véritable coup de coeur qui a su éveiller en moi la curiosité et le rire.

06

Je vous conseille à tous cette lecture jeunesse !

 

Publicités

Throwback Thursday Livresque

Hello pumpkins !

Print

On est jeudi et comme tous les jeudi c’est Throwback Thursday ! C’est un rendez-vous livresque créé par la très chouette BettieRoseBooks ! Chaque semaine elle proposera un thème et il s’agira de présenter un livre, les souvenirs que nous en avons ou qu’il nous a apporté, qui correspondra à celui-ci.

Thème de la semaine : Années 1980 – 1990 (date d’écriture ou d’action)

wp-1483973896185.jpg

resume

 » « Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri, chambre individuelle à Hampstead. »
Quitter l’Écosse pour la très chic Londres et assister Philip Prys, « géant de la littérature » cloué dans un fauteuil roulant suite à un AVC ? Le jeune et naïf Strudan en rêvait. Mais entre la cupide ex-femme de l’écrivain, sa fille obèse et son étrange épouse, alors que le monde se métamorphose et les masques tombent, cet été caniculaire de 1989 lui réserve bien des surprises… Satire sociale féroce mais pleine de tendresse, personnages de comédie shakespearienne, humour à la David Lodge et dialogues ciselés : un premier roman jubilatoire. »

souvenir

Lu en juin dernier, j’avais passé un bon moment de lecture. Ce que j’avais le plus apprécié avait été l’humour, et le fait de me retrouver à Londres, une ville que j’aime tant. J’y ai retrouvé l’humour typiquement british, que j’apprécie tant dans les séries britanniques. L’histoire reste assez classique et les personnages suivent cette voie mais ils sont terriblement attachants, tout en y apportant une petite dose d’absurdités en tous genres, et c’est ce qui fait toute la force de ce roman. Pour autant, même si je me souviens avoir passé un bon moment, je crois me rappeler qu’il m’avait manqué un petit quelque chose.

PAL et wishlist (et surprise un challenge !)

Coucou les citrouilles !

J’espère que vous allez bien. Je vous retrouve ici pour un petit article où je vous parlerais de ma PAL (Pile A Lire), de ma petite wishlist et d’un challenge !

Pile à Lire

Pour en savoir plus sur les livres que j’ai choisi, il suffit de cliquer sur l’image, un lien vous reconduira sur le site de Babelio avec résumé et infos !

1507-1111449534 ob_b3ee85_couronne9782265099401une-place-a-prendre0038514389782253096764-t

Une petite prédominance pour des histoires de sorcières, d’horreur et de suspens ! Quoi de mieux pour se mettre dans l’ambiance et préparer Halloween ? J’espère vraiment me régaler et surtout j’espère me tenir à cette PAL. J’ai parfois du mal à tenir mes objectifs car j’ai l’esprit un peu volatile mais cette fois j’ai vraiment très envie de tout lire. Je mets quand même une petite réserve sur « Carrie » de Stephen King et « Prendre Lily » de Marie Neuser car j’ai deux livres de ma Wishlist que j’aimerais lire pendant cette saison !

Ma toute petite wishlist

Et oui deux livres et seulement deux ! J’essaie au maximum de réduire mes achats livresques. J’avais pour objectif de tenir 6 mois sans achats mais, vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi… Par contre j’ai vraiment réduit mes achats, et ça c’est franchement positif ! Je compte craquer ce mois-ci pour deux livres, une nouveauté et un classique.

  • La voleuse de secrets – Brenda Drake

la-voleuse-de-secrets-t011

Fervente lectrice, passionnée d’escrime, Gianna a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Elle visite pour la première fois l’Athenæum, l’une des plus anciennes bibliothèques de Boston, accompagnée de ses deux meilleurs amis, quand elle remarque le comportement étrange d’un mystérieux jeune homme. L’inconnu finit même par se volatiliser presque sous ses yeux, penché sur un volume des Plus Belles Bibliothèques du monde. Lorsque Gia s’approche à son tour de l’ouvrage, elle se retrouve transportée de l’autre côté du globe, à Paris, dans une magnifique salle de lecture dont une bête menaçante arpente les rayons, comme elle ne tarde pas à le réaliser avec un frisson…La jeune fille vient de mettre le doigt dans un terrible engrenage : une poignée de bibliothèques anciennes mène en effet vers un monde où magiciens, sorcières et créatures surnaturelles s’affrontent depuis des siècles pour éviter que le peuple des hommes ne découvre leur existence. Gia apprend qu’elle est l’une des Sentinelles chargées de protéger cette société secrète. Pire encore, qu’elle est la fille de deux de ces guerriers d’exception – une union interdite – et que sa naissance n’est autre que le présage de la fin du monde. Une malédiction qui lui interdit absolument de se rapprocher d’Arik, l’inconnu aux yeux noirs de l’Athenæum…Bestiaire fabuleux, objets magiques, voyage entre les univers… Jamais plus vous ne regarderez un vieux livre poussiéreux du même œil !

  • Les quatre filles du Docteur March – Louisa May Alcott

filles_du_dr_march-5 Aux États-Unis, pendant la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père, pasteur nordiste engagé comme aumônier dans le conflit, quatre jeunes sœurs issues de la classe moyenne de la société font face aux difficultés de la vie quotidienne en ce temps de guerre : la raisonnable Margaret (surnommée Meg), l’intrépide Joséphine (surnommée Jo), la charitable Elisabeth (surnommée Beth) et l’orgueilleuse Amy. Elles vivent à Concord dans l’État du Massachusetts avec leur mère et leur fidèle domestique, Hannah. Autrefois riche, la famille March a été ruinée lorsque Mr. March avait aidé un ami dans ses affaires, ce qui avait entraîné la faillite. Malgré cela, la famille est heureuse et n’oublie pas d’aider plus pauvre qu’elle.

Challenge 

Johanna nous propose un super challenge pour fêter Halloween ! Comme j’ai deux de mes lectures prévues dans ma PAL qui sont en totale adéquation avec celui-ci, je me suis tout de suite inscrite ! Vous trouverez toutes les informations dont vous avez besoin ici.

Dates du challenge : Du Jeudi 27 Octobre 2016 au Jeudi 03 Novembre 2016

Les ingrédients pour une potion parfaite :

  • Pour le premier roman à lire, j’appelle l’auteur Stephen King à la barre.
  • Pour le deuxième roman, nous devons embarquer dans un univers magique.
  • Et si pour le troisième roman, nous partions faire la rencontre des vampires ?
  • Enfin pour le quatrième roman, il nous faudra chercher parmi les fantômes.

Le challenge est validé à partir de deux romans lus.

Pour participer c’est très simple: il vous suffit de vous inscrire ici (groupe Facebook).

Je compte lire « Carrie » de Stephen King et « Soeurs sorcières » de Jennifer Spotswood pour ce challenge !

J’espère vraiment réussir à lire tous ces livres, je suis une petite lectrice, mais je me laisse le temps d’y arriver ! J’ai vraiment choisi ces livres pour leur ambiance et j’ai hâte de commencer toutes ces nouvelles lectures !

Souhaitez-vous participer ?
Quelles seront vos prochaines lectures ?

Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Bonjour les petites citrouilles,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis actuellement hospitalisée pour une maladie un peu spéciale. Rassurez-vous je vais bien et je suis plus ou moins en forme. Il s’agit d’une maladie auto-immune rare, mais avec laquelle je peux vivre tout à fait normalement. Je peux travailler, m’épanouir, etc alors surtout pas de soucis à se faire. Si je vous dit tout ça aujourd’hui c’est que je viens de finir l’extraordinaire livre de Mathias Malzieu : Journal d’un vampire en pyjama, publié aux éditions Albin Michel. A la base je ne voulais pas parler de ma maladie, je n’aime pas spécialement en faire tout un plat sauf avec mes amis les plus proches et ma famille. En lisant ce livre, j’ai changé d’avis car je me dis que je ne dois pas en avoir honte ou le cacher car ça peut amener des personnes qui me lisent à parler plus ouvertement de maladies ou de problèmes de santé qui ne sont pas assez médiatisés.

« Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. » Mathias Malzieu

Quand j’ai commencé ma lecture je ne savais pas à quoi m’attendre, je ne savais pas si ce serait dur, ou larmoyant, ou autre, bref une lecture pas très réjouissante. Sauf que j’avais oublié la plume poétique de l’auteur, alors même que j’écoute ses albums depuis mon adolescence et que j’ai lu quelques uns de ses livres. Parce que, Mathias Malzieu a une plume bien à lui, qui se situe quelque part dans l’inter-espace prose poésie rigolote. Du coup, la lecture est vraiment très agréable, c’est comme si on flottait sur les mots. J’ai une imagination débordante et avec son écriture, je me suis imaginée tout un tas de choses. Ce n’est peut-être la même chose que ce que nous offrait Boris Vian, mais clairement j’ai senti lors de cette lecture une ressemblance dans l’art d’aborder le réel et d’en faire quelque chose d’extraordinaire. Cela m’a beaucoup plu d’avoir la vision d’un « appartelier« , ou de « nymphirmières« . Vous l’aurez compris, j’ai été vraiment transportée dans un autre monde beaucoup plus doux que celui auquel je m’attendais et j’ai adoré.

Autre chose, étant moi même une habituée des hôpitaux, sans pour autant avoir vécut quelque chose d’aussi complexe et dur que ce Mathias Malzieu a subit, j’ai vraiment énormément apprécié sa façon de parler du personnel soignant. Pour moi, ce livre est une ode au personnel des hôpitaux, une déclaration d’amour pour ceux qui au quotidien s’occupent de nous. Ces gens qui cherchent parfois à nous déranger le moins possible alors que l’on est dérangé constamment, qui deviennent des mères et pères de substitution pour nous, grands enfants perdus. Ces petites mains qui font leur possible pour ne pas nous blesser, qui échangent avec nous, qui apportent énormément d’humanité dans un monde aseptisé. J’y ai retrouvé des sourires que j’avais connu, des attentions délicates, de petites choses qui offrent un rayon de soleil dans cet endroit si froid que peut être un hôpital. Je me souviendrais toujours de cette infirmière qui, alors que je faisais ma première nuit à Cochin, seule, dans ce grand lit tout mou, m’avait apportée un lait chaud avec du miel, pour me réconforter; ou encore cette aide soignante, alors que je mangeais sans sel et sans sucres à cause des corticoïdes, qui m’avait dit « C’est pas bon ce qu’il y a ce midi, vous voulez quoi ? »; ou ces médecins, grands pontes spécialistes de ma maladie qui m’écoutaient et me laissaient poser mes questions sans me prendre pour une demeurée. Tout ce petit monde devient une communauté à laquelle on appartient sans le vouloir, mais qui vous accueille avec prévenance et gentillesse.

Ce qui m’a interpellée dans ce livre c’est cette facilité avec laquelle l’auteur nous parle de sa maladie, de son ressenti et de son expérience. Cela m’a fait du bien, à moi qui suis malade également de voir que ce que je ressentais n’était pas bizarre ou, je ne sais pas comment expliquer ça, mais parfois j’avais l’impression de trop en faire, de trop me plaindre, alors qu’en fait non. C’est normal, et c’est en lisant ce livre que j’ai compris que j’étais tout à fait normale. Cela m’a fait du bien, cette lecture m’a permise de prendre du recul, d’être comprise aussi et de voir les choses de manière plus poétiques et jolies que ce que je ne les voyais avant.

Vous l’aurez sans doute deviné mais c’est un véritable coup de coeur, témoignage sincère et sans artifices, poétique et rigolo, touchant et émouvant. Lisez-le, informez vous sur ce que ressente vos proches s’ils sont malades ou hospitalisés, faites les rire et sourire, faites les vivre et inventez des histoires pour eux.

Ma note : ★★★★★
Coup de coeur

Harry Potter and The Cursed Child – J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Bonjour les citrouilles !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre spécial, attendu de tous, le dernier d’une série et une nouvelle histoire à la fois. Je pense que ça va être particulier d’en parler. Attention, quelques spoilers dans cet article !

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

J’avoue que je ne sais pas bien par où commencer. J’ai ressenti tellement de choses incroyables… J’ai d’abord été émue de lire de nouvelles aventures, de me replonger dans cet univers si familier et pourtant de découvrir quelque chose de totalement nouveau. Ce qui m’a plu d’emblée c’est que le livre ne se concentrait pas uniquement sur le Golden Trio mais sur le deuxième enfant d’Harry Potter. J’ai trouvé que c’était vraiment intéressant de ce focaliser sur ce personnage. On se retrouve à suivre ses aventures et l’on redécouvre Poudlard et le Wizarding World à travers les yeux d’Albus, tout en restant assez proche d’Harry et d’autres personnages importants de la saga d’origine.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une pièce de théâtre, ce n’est pas un roman ni une nouvelle. Il y a très peu, voire pas du tout, de moments de narration. Les seuls moments de descriptions se situent dans les didascalies. Personnellement ça ne m’a pas du tout gênée. J’aime lire du théâtre, même si j’en lis très rarement, je trouve que c’est agréable à lire, c’est fluide et rythmé. Mais je crois, d’après ce que j’ai lu, que cela n’a pas plu à tout le monde.

Parlons maintenant de l’histoire : j’ai tout simplement adoré. J’ai trouvé que cette pièce était pleine de fraîcheur, une toute nouvelle intrigue avec de nouveaux personnages. Le seul petit défaut que je pourrais reprocher à ce livre est que certains éléments font clairement écho à des passages que j’ai déjà lu dans la saga originale. Pour le coup, les personnages sont bien fouillés, certains moments sont totalement nouveaux et très inventifs, mais il y a deux ou trois passages où je me suis dit : : »c’est cool, mais j’ai déjà vu ça ». Après le principal sujet de l’histoire n’est pas tant contre qui on va se battre et qui est gentil ou méchant mais bien la relation d’un père célèbre avec son fils plus marginal (dans le bon sens du terme). J’ai vraiment apprécié que l’on aborde le sujet de l’héritage qu’un parent célèbre peut laisser à son fils qui n’en a pas voulu et qui cherche à exister par ses propres moyens.

Le personnages d’Albus n’est pas mon préféré mais il est très attachant et semble faire son possible pour exister au travers de ce que son père a essayé de lui transmettre. Il tente de faire ses propres choix et de ne pas se laisser influencer par l’image que peut véhiculer sa famille et son entourage. Malgré tout, son entêtement, sa jeunesse, sans doute, m’ont parfois agacée. On retrouve le Golden Trio dans toute sa splendeur, même si j’ai trouvé le personnage de Ron un peu en retrait face à une Hermione très impressionnante et un Harry fidèle à lui même. Ce qui m’a fait plaisir c’est de voir le personnage de Ginny plus aboutit que dans les films et parfois dans les livres. Mais celui que j’ai préféré à tous ceux-là, c’est Scorpius Malfoy. Sans vouloir en dire trop, j’ai adoré ce personnage totalement marginal, qui se fiche pas mal de l’image qu’il  auprès des autres et qui vit de nombreuses épreuves difficiles. Il m’a fait pensé à Neville, tout en étant moins timide et plus téméraire (quoique ça dépend des moments). Pour moi, même s’il appartient à la maison Serpentard, il a véritablement l’âme d’un Gryffondor. J’ai eu un véritable coup de coeur pour Scorpius.

J’ai lu quelques critiques après ma lecture et je me suis rendue compte que beaucoup de fans avaient été déçus. Nombreux ont trouvé qu’il s’agissait plus d’une fan-fiction que d’un nouveau chapitre. Pour le coup, et je tiens à le dire, je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi si J.K Rowling a validé le projet, y a participé et en fait la promotion c’est que ça correspond à son univers. Il ne faut pas oublier que c’est elle qui a créé toute cette saga et si elle estime que cette nouvelle histoire colle a ce qu’elle a su inventer alors je dis banco. Ça ne m’empêche pas d’être critique sur certains points, notamment des passages qui m’ont semblé familiers. Après pour moi, le fait le l’auteur soit d’accord avec ce nouveau récit c’est un gage de qualité et je trouve ça un peu dur de dire qu’il s’agit d’une fan-fiction.

J’ai été très émue par cette nouvelle histoire, j’ai cherché à ne pas le lire trop vite, à tout comprendre car la lecture en V.O n’est pas mon fort mais je me suis prise dans ce tourbillon de nouveauté et de plaisir que l’on ressent lorsque l’on se plonge dans les aventures du plus célèbre des sorciers à lunettes.

Crème anglaise – Kate Clanchy

Hello Pumpkins !

Cela fait un moment que je n’aie pas publié, mais entre les pannes-abandons-reprises de lectures diverses, ainsi que de nombreuses choses à faire, je n’ai malheureusement pas pu publier avant. Je reviens aujourd’hui avec une belle découverte aux éditions 10-18.

« «Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri, chambre individuelle à Hampstead. »
Quitter l’Écosse pour la très chic Londres et assister Philip Prys, « géant de la littérature » cloué dans un fauteuil roulant suite à un AVC ? Le jeune et naïf Strudan en rêvait. Mais entre la cupide ex-femme de l’écrivain, sa fille obèse et son étrange épouse, alors que le monde se métamorphose et les masques tombent, cet été caniculaire de 1989 lui réserve bien des surprises… Satire sociale féroce mais pleine de tendresse, personnages de comédie shakespearienne, humour à la David Lodge et dialogues ciselés : un premier roman jubilatoire.« 

J’avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ma lecture. J’ai été agréablement surprise par le ton humoristique qui se dégage tout au long du livre. C’était une belle bouffée d’air frais pour moi après deux abandons.

On a affaire a une véritable petite communauté qui gravite autour de Philipp Prys, cet écrivain brut qui vient de faire un AVC. Les personnages sont tous assez attachants (mis à part Jake que j’ai détesté et Shirin également), ils arrivent tous avec leurs casseroles et essaient tant bien que mal de vivre ensemble. Leur différences sont en réalité des forces que chacun devra savoir exploiter.

L’histoire est typique des séries anglaises humoristiques, mêlant vie quotidienne et scènes cocasses terriblement british. Le décor est planté dès les premières lignes, et l’on arrive facilement à se repérer par rapport aux personnages. La lecture est vraiment très agréable, Kate Clanchy à une plume légère et arrive à glisser de nombreuses subtilités sur les réactions des personnages, leur environnement, etc. On ne s’ennuie pas, et grâce à ce livre j’ai pu retrouver le plaisir de lire.

Je suis vraiment contente d’avoir acheté ce livre, j’y ait découvert une ambiance familière que j’aime tant et en pleine monomanie britannique, je dois vous avouer que je n’ai pas été déçue par ce livre ! Malgré tout, il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce soit un réel coup de coeur.

Mon avis : ★★★★★

Beignets de tomates vertes – Fannie Flagg

Hello Pumpkins !

Aujourd’hui je vais vous présenter un livre qui me tient particulièrement à coeur. « Beignets de tomates vertes » de Fannie Flagg a été adapté au cinéma et j’ai toujours connu le film mais pas le livre. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas vu le film (depuis presque 10 ou 15 ans haha), alors j’ai sauté sur l’occasion lorsque j’ai vu le livre.

wp-1462877313094.jpg

« Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.« 

J’ai vraiment adoré ma lecture ! Le livre se découpe de plusieurs façons. L’histoire commence avec la rencontre d’Evelyn et de Ninny Threadgoode dans la maison de retraite où cette dernière n’est, semble-t-il, que de passage. Elle commence à discuter avec une Evelyn au bout du rouleau. On suit à la fois l’histoire de Whistle Stop avec les histoires des Threadgoode et du café, mais aussi l’histoire d’Evelyn Couch, de certains habitants de la petite ville à Brimingham, etc. Ce qui est très particulier avec « Beignets de tomates vertes » c’est la multitude de personnages auxquels on s’attache très facilement. Tous ont une histoire plus ou moins extraordinaire, qui remplit ce roman de couleurs et d’émotions.

Ce livre est un véritable témoignage de la vie en Alabama au début de la crise de 1929 jusqu’aux années 1970, en pleine ségrégation raciale dans l’un des Etats les plus durs envers la population noire. Il y a différentes intrigues qui enrichissent énormément le côté historique du roman. On se concentre un peu plus sur la vie des Threadgoode, notamment autour d’Idgie et de sa personnalité. J’ai été très touchée par cette femme, garçon manqué, par Ruth et Stump et nombre de personnages et leurs histoires.

Fannie Flagg a trouvé un joli moyen de nous entraîner dans cette merveilleuse vie de Whistle Stop. En effet, elle a choisi de se faire rencontrer Mrs. Couch et Ninny Threadgoode. Elles sont toutes deux très différentes, la première est négative au départ alors que la deuxième respire le positif. Cette rencontre détonante est le centre même du roman. C’est une histoire intergénérationnelle et ça m’a beaucoup plu.

« Beignets de tomates vertes » est un livre qu’on pourrait qualifier de « doudou« , la lecture est un vrai plaisir, on se sent bien dès qu’on le lit et qu’on retrouve ces personnages si attachants. C’est une histoire très nostalgique, avec un bon fond, qui fait de ce roman un « feel good book« .