Exposition – L’Art des studios d’Animation Walt Disney, Le Mouvement par Nature

Hello pumpkins !

Dimanche dernier j’ai eu la chance de pouvoir aller voir l’exposition au musée Art Ludique à Paris autour de l’art des studios Disney. J’ai été emportée par celle-ci, même j’ai quelques petits reproches à lui faire.

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Tout d’abord sachez que l’entrée de l’exposition est assez chère. En effet, il faut débourser 16,5o€ pour une entrée plein tarif et 13,50€ pour un tarif réduit. Premier bémol, mais qui n’a pas su me freiner vu mon amour pour les studios Disney.

Nous commençons l’exposition par de superbes visuels sur la naissance de Mickey et de ses amis. Les croquis, les « sketchs », les travaux de recherche exposés nous donne presque l’impression de pouvoir toucher ces personnages qui ont bercé notre enfance. De longs paragraphes ponctuent le début de cette exposition et nous relatent le travail fourni autour de l’action, du mouvement, que les animateurs ont cherché à développer au début de l’aventure Disney. Cette première partie est très intéressante, car elle se concentre sur Mickey, Blanche-Neige, Fantasia, etc. Les tous premiers longs-métrages d’animation alliant image et son. C’est un plaisir de voir les planches exposés, de lire une histoire que l’on croyait connaître, d’apprendre que Disney à mis au point des techniques qui ont été utilisées pendant des années et le sont encore aujourd’hui. De petits encarts proposent des anecdotes plutôt sympathiques sur le travail fourni par les équipes d’animation.

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La deuxième partie de l’exposition est sans doute celle qui m’a rappelée le plus de souvenirs ! On entre dans une ère particulière où de nouvelles techniques font leur apparition et posent de nombreuses questions sur l’animation. Les visuels présentés sont tous simplement magnifiques ! Il s’agit ici d’un véritable plongée dans l’enfance. Entre les années 1950 et la fin des années 1990, de nombreux changements, de nombreuses évolutions ont permis à Disney d’être toujours sur le devant de la scène et ont fait naître des chefs-d’oeuvre incroyables.

La dernière partie, où sont présentés ce que j’appelle les « nouveaux Disney », pose des questions essentielles sur l’animation, le travail du mouvement. Avec l’apparition des images de synthèse, la coloration numérique, etc, la problématique du mouvement n’est plus la même. J’ai trouvé que cette dernière étape de l’exposition était beaucoup moins développée que pour les autres parties. Comme le numérique a prit le pas sur le reste (les dessins à la main sont rares aujourd’hui), j’ai été un peu frustrée de ne pas avoir plus d’explications ou de petits films sur les nouvelles techniques utilisées.

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Ce fut une très belle exposition, avec de nombreux visuels inédits. Une véritable bulle d’enfance mais surtout un vrai plaisir d’en apprendre plus sur le travail des animateurs des studios Disney. Pour autant, certains écrits ne sont pas très accessibles et manquent parfois de profondeur. Si vous souhaitez voir l’exposition, je vous conseille au préalable un documentaire absolument formidable sur la vie de Walt Disney, diffusé sur Arte en décembre 2015 (disponible actuellement en VOD ici). On apprend énormément de choses sur Walt Disney mais également sur les avancées techniques de l’animation ou encore la vie du studios jusque dans les années 1960.

Avez-vous vu cette exposition ?
Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

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Film – Les Animaux Fantastiques

Hi pumpkins !

J’ai enfin vu le dernier film de l’univers « Wizarding World » : Les Animaux Fantastiques ! J’ai vainement essayé de ne pas trop en voir, malgré la promotion de dingue qu’il y a eu depuis la rentrée. Je dois vous avouer que j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé !

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J’ai essayé de ne pas être influencée par les impressions de chacun, notamment sur Twitter, mais aussi de ne pas être trop touchée par les images que je voyais. J’ai résisté ! Et ça a payé parce que j’ai été émerveillée, surprise, touchée par certaines scènes.

On ressent bien la plume de JK Rowling derrière le scénario. Dès le départ, il y a une présentation des personnages, telle qu’elle a pu le faire avec Harry Potter. J’ai tout de suite accrochée au personnage de Newt que je trouve absolument formidable. C’est la gentillesse incarnée ! On sent qu’il préfère largement la compagnie de ses créatures plutôt que celle des humains. Il y a d’ailleurs une très belle réflexion sur la relation que l’on peut entretenir avec des animaux dans ce film. Les deux autres personnages que j’ai beaucoup aimé sont Jacob et Queenie. Ils forment à eux deux un duo assez humoristique, qui ponctue le film de situations cocasses. Jacob c’est le bon pote un peu à l’ouest qui ne comprend pas ce qui lui arrive mais finit par se dire « aller on ne vit qu’une foi » et Queenie est si mignonne, un peu cruche mais adorable. Le personnage de Tina n’a pas su me parler. J’ai trouvé qu’elle manquait quelque peu de substance, on ne sait rien d’elle et c’est un peu dommage. Quant à ce qui est de Graves, tout au long du film, je me suis dit que Colin Farrell surjouait quelque peu mais j’ai compris pourquoi à la fin du film, j’ai donc pu un peu mieux appréhender le personnage, mais je reste convaincue que ce n’est pas une très bonne idée. Il faudrait que je revois le film.

(Je ne parlerais pas de Johnny Depp ici, ceux qui me suivent sur Twitter auront compris que je désapprouve sa présence au sein de la franchise)

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En ce qui concerne les créatures magiques, que dire ? Elles sont tout simplement magnifiques !!! J’ai moi aussi succombé au charme du Nifleur qui est très drôle et très mignon, mais également à la majesté de Frank, à Dougal et à toutes les créatures peuplant la valise de Newt ! Son dévouement pour ces animaux nous permet de réfléchir à la place qu’ils occupent auprès de nous. Avec les lois américaines qui sont très strictes, les animaux n’ont pas leur place dans l’univers magique américain. Ils sont chassés, tués, ou pire. Newt essaie pourtant de démontrer qu’il ne faut pas s’arrêter à cela, que les créatures sont aussi des êtres vivants, qu’on peut être ami avec elles, qu’elles peuvent nous aider. La relation que Newt entretien avec ses animaux est très belle, pleine de tendresse et de dévotion. Le film est très intéressant en matière de magie, de ses lois et de ses limites. Pour autant, le système américain veut que la magie soit cachée, préservée, et que rien n’interfère avec elle, pas même l’amour. Je n’ai pas trop accroché à l’univers « américain » du film d’ailleurs. Je préfère clairement l’intérieur de la valise que l’extérieur dans les rues de New-York. Pour autant, le film reste fidèle, dans son ambiance, à la saga cinématographique dont il est le prequel.

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Il y a une très belle morale autour de l’amour, comme sait si bien le faire JK Rowling. Elle pose de nouvelles questions, introduit de nouvelle théories, de nouveaux personnages. Je suis ressortie de la séance de ciné avec une tonne de questionnements, des théories étranges mais surtout je me suis souvenue que chez JK Rowling, les indices sont partout ! Je suis persuadée qu’il faut que je revois le film plusieurs fois pour tenir compte de tout ce qu’elle laisse comme indices. Ce qui est certain, c’est que j’ai adoré découvrir un nouvel épisode de l’univers « Wizarding World » et que j’ai hâte de connaître la suite !

Votre avis m’intéresse !
N’hésitez pas à me le partager en commentaire !

Carrie – Stephen King, du livre au film de Brian de Palma

Bonjour les citrouilles ! 

J’avais mis dans ma PAL d’Halloween ce livre de Stephen King que je souhaitais découvrir depuis un moment. Je n’avais jamais vu le film de Brian de Palma, ni le remake, j’avais donc l’opportunité de le lire avant de voir l’adaptation. Je dois vous dire que j’ai vraiment adoré ma lecture mais qu’elle m’a laissé un sentiment étrange car l’ambiance est malsaine et lugubre. J’ai tout de suite après avoir terminé ma lecture, vu le film de Brian de Palma, considéré comme l’un des plus grands films du cinéma d’horreur et de suspens. Croyez-le ou non, j’ai détesté, je vous explique pourquoi à la fin de l’article.

Carrie, de Stephen King

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Nom : Carrie
Auteur : Stephen King
Editeur : Livre de Poche
Pages : 288
Date : 1974
Prix : 7,10€
Site Editeur

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« Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau !« 

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Je dois vous avouer qu’à la base, je m’étais donné pour objectif de le lire pendant la période d’Halloween. Malheureusement, je ne lis pas assez vite et j’ai donc reporté ma lecture. Je n’étais pas spécialement motivée par cette lecture, non pas que je n’aime pas l’auteur ou le sujet du livre, mais j’avais un petit manque de motivation. En effet, j’avais déjà lu l’un de ses romans, « Ça » tome 1 et j’avais été captivée par son écriture. Pour autant pas de motivation. Mais dès que j’ai commencé et dépassé les 50 premières pages, je ne pouvais plus m’arrêter ! Attention aux spoilers !

Carrie est une jeune fille qui subit un calvaire depuis petite. Elle est le bouc émissaire de ses camarades de classe et ne se rebelle jamais. Sa mère est une fanatique religieuse qui n’hésite pas à enfermer sa propre fille pendant des heures dans un placard afin qu’elle expie ses péchés. De quoi être un peu tourmentée en permanence. L’histoire commence sur cette fameuse scène, où la jeune femme se fait jeter des tampons et serviettes hygiéniques à la figure alors qu’elle découvre qu’elle a ses règles, des événements étranges se déclenchent. On comprend plus tard que Carrie possède un don de télékinésie depuis sa naissance et que de nombreux événements de son enfance sont dus à ce don. Elle essaie tant bien que mal de survivre à toutes ces pressions quotidiennes. Un jour un élève très populaire, Tommy Ross l’invite au bal du lycée, Carrie voit alors ses rêves devenir réalité. Mais c’est sans compter sur la jalousie et l’inhumanité dont peuvent faire preuve les jeunes lycéennes…

Comme toute lecture dont l’auteur est Stephen King, on accroche facilement à son écriture et à sa capacité à nous emporter où bon nous semble. Il a une façon d’introduire le suspens et le lugubre dans ses romans qui est vraiment incroyable. L’histoire nous emporte et l’on s’attache facilement à Carrie malgré le fait qu’elle semble se laisser faire. On se sent révolté face à l’attitude de ses camarades, face à l’hystérie de sa mère.

J’ai trouvé que cette lecture était très particulière parce que je me suis parfois sentie oppressée et très mal à l’aise…La vie de Carrie est vraiment horrible et parfois misérable. J’ai apprécié l’attitude de Sue et Tommy, qui pour moi sont des adolescents gentils et honnêtes, je me suis vraiment attachée à eux. Chris et Billy sont des gens affreux, haineux envers ceux qui se montent contre eux, surtout Chris. Ils fomentent un plan absolument horrible, simplement pour se venger. Margaret, la mère de la jeune femme, est complètement folle, elle semble presque possédée. Sa passion religieuse amène une tension presque palpable tout au long du récit. J’ai été très troublée par la relation que Carrie et sa mère entretiennent. Margaret semble avoir peur de sa fille et tente de la réduire à moins que rien. Elle croit que le diable est partout et estime l’humanité comme un nid à démons. J’ai vraiment détesté le personnage de la mère.

J’ai beaucoup aimé ma lecture malgré le lugubre et le malsain, car après tout c’est Stephen King ! Ce qui est assez impressionnant, c’est la façon dont on ressent la tension monter. On sait d’avance qu’une catastrophe s’est passée, grâce aux extraits de livres, de journaux et de rapports qui alimentent le récit, et cela entretien le suspens du début à la fin. Si vous avez envie de frissonner, lisez-le !

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Carrie, de Brian de Palma

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« Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n’est pas rose pour Carrie. D’autant plus qu’elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu’à ce qu’elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.« 

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Tout d’abord je dois vous dire que je n’ai pas aimé ce film. Non pas qu’il est mal réalisé ou que les acteurs ne sont pas bons, bien au contraire, c’est simplement que comparé au livre je l’ai trouvé très simpliste. Je sais très bien que l’on ne peut pas espérer ressentir les mêmes choses lorsque l’on lit un livre et lorsque que l’on regarde un film. Toutefois, j’aurais aimé ressentir plus de choses. Que je m’explique.

Le personnage de Carrie est très bien travaillé, assez bien exploité. On sent que la jeune fille est troublée, brimée, un peu trop innocente, qu’elle se laisse clairement faire sans jamais rien dire. Les autres lycéens sont plutôt réussis aussi, malgré ça, il y a d’autres personnages que je n’ai pas du tout aimé, notamment la mère de Carrie. C’est clairement le personnage le moins réussi à mon goût. Elle n’est pas assez « fanatique » pour moi, dans le roman, pas assez hystérique et j’ai clairement l’impression que ses accès de religion sont trop surjoués… Cela m’a un peu gâché le film car la moitié du roman repose sur la relation entre Carrie et sa mère et on ne ressent pas du tout ça dans le film.

Autre chose, je ne sais pas si c’est parce que le film a mal vieillit ou si c’est moi qui suis insensible mais là où durant ma lecture j’ai ressenti énormément d’émotions, telle que la peur, l’angoisse, etc lors du visionnage du film, je n’ai pas ressenti ça. Et ce n’est pas parce que je connaissais déjà l’histoire, mais parce que concrètement, ça ne fait pas spécialement peur.

Voilà, malgré quelques bons points, le reste du film n’a pas su me surprendre, j’ai été assez déçue.

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Ces films que j’aime regarder pendant l’automne

Hello pumpkins !

Je m’excuse de l’absence d’articles ces derniers temps. Aujourd’hui je voudrais vous parler de ces films que j’aime revoir lorsque les jours raccourcissent et que l’heure est aux plaids, aux gros pulls et à la douceur. Durant cette période, je suis assez nostalgique et j’aime revoir des films qui ont bercé mon enfance et mon adolescence. La plupart de ceux-ci, je les considère comme des films « doudou ». Vous savez, ceux qui nous réchauffent le coeur ou l’esprit, qui nous enveloppent dans une ambiance soit douce soit nostalgique. Mais assez parlé, place au cinéma !

  • Les quatre filles du Docteur March – Gillian Armstrong – 1994

Ce film est incontournable pour moi depuis de nombreuses années ! Vu plus jeune et redécouvert vers mes vingt ans, c’est une adaptation que j’aime beaucoup. Déjà pour son ambiance très automnale, pour l’histoire de ses quatre soeurs si particulières et également pour son casting de rêve. J’adore Winona Ryder et je trouve que c’est l’un de ses meilleurs rôles. Elle donne tellement de vie à Jo March !

  • Prince Noir – Caroline Thompson – 1994

Film d’enfance, que m’a fait découvrir ma plus proche amie, je re-regarde toujours « Prince Noir » à l’automne. On y découvre l’histoire d’un cheval, au début des années 1900 en Angleterre. Nombre d’acteurs aujourd’hui célèbres apparaissent au casting. C’est une adaptation touchante, émouvante et qui me remémore beaucoup de choses. Encore une fois, c’est un film emprunt d’une certaine ambiance, qui me rends assez nostalgique.

  • Bambi – 1942 et Rox et Rouky – 1981 – Disney

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Que dire de plus si ce n’est qu’ils se passent tous deux en forêt et qu’ils sont tout mignon. Je n’ai jamais pleuré devant Bambi, mais énormément devant Rox et Rouky. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Ce que je sais c’est que je les regarde souvent durant cette période et qu’ils me renvoient toujours à l’enfant que j’étais, qui aime la nature, qui est émue lorsque je regarde des dessins animés avec pour fond des histoire de famille et d’amitié. Et puis qui n’aime pas la frimousse de Bambi, Panpan, Fleur et Rouky, Rox et Big Mama ?

  • Quand Harry Rencontre Sally – Rob Reiner – 1989

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Ce film est clairement incontournable à cette période de l’année. L’une des meilleures comédies romantiques que je connaisse où les protagonistes parlent du couple d’une façon assez humoristique et parfois cynique. Avec son lot de moments comiques et parfois un peu dramatique, ce film rassemble tout ce qui fait une bonne histoire romantique sans jamais tomber dans le niais. Je m’amuse toujours énormément lorsque je le regarde. Pourquoi à cette période ? A vrai dire je n’en sais trop rien, c’est juste que ça tombe souvent à ce moment là de l’année !

Et vous, avez-vous des films que vous regardez spécifiquement à ce moment de l’année ?
Si oui, lesquels ?

Film – Miss Peregrine et les enfants particuliers

Hello pumpkins !

Aujourd’hui je vais vous parler cinéma, car grâce au fait que je suis membre du site Tim-Burton.net j’ai eu la chance, que dis-je, le privilège d’assister à l’avant première du prochain film de Tim Burton : Miss Peregrine et les enfants particuliers, adapté du roman du même nom de Ransom Riggs.

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« À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis. »

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Je dois vous avouer qu’ayant lu le livre j’étais très impatiente de découvrir le film. Sachant qu’en plus d’être dirigé par mon réalisateur favori, le casting me plaisait énormément, j’attendais beaucoup tout en m’étant tenue à l’écart de la vague promotionnelle. En effet je n’avais vu qu’une seule fois la première bande-annonce.

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Et bien sachez que je n’ai pas été déçue. L’ambiance du livre se retrouve très bien dans le film. Les décors sont fabuleux et l’histoire est plutôt bien respectée. Le début du film est véritablement proche de celui du livre, c’est assez lent, on attend beaucoup, on découvre, au même rythme que Jake, les indices que lui laisse son grand-père. Malgré le fait que je connaissais l’histoire et les acteurs, j’étais tout aussi intriguée que lui de découvrir qui se cachait sous le nom de « Miss Peregrine« . Certains détails ont été changés, mais cela ne m’a posé de problèmes car, comme l’a dit Tim Burton, cela a été fait en accord avec Ransom Riggs qui a collaboré avec l’équipe. Ainsi, si certains changements ont été fait, c’est en toute connaissance de cause. J’ai même plutôt apprécié ces changements, j’ai trouvé qu’ils donnaient du rythme du film, et puis, on ne peut pas mettre l’intégralité d’un livre dans un film. Pour autant, même si tout cela ne m’a pas dérangée, il est vrai que le scénario est parfois un peu désordonné. J’avais lu le livre donc je n’étais pas trop perdue, j’ai compris les choses assez facilement mais je ne crois pas que ce soit le cas de tous les spectateurs. Pour autant, il s’agit là d’une critique que l’on peut faire pour chaque film qui est une adaptation (regardez Harry Potter).

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En ce qui concerne les acteurs, comme toujours chez Tim Burton, ils sont très bien dirigés. J’ai vraiment beaucoup aimé ce qu’il a fait du personnage de Jake qui est aussi naïf que dans le livre et Asa Butterfield est parfait ! Comme toujours, je n’ai rien à redire d’Eva Green qui campe une superbe Miss Peregrine, et même si je la voyais plus vieille dans mon imagination lors de ma lecture, elle nous offre ici une très chouette interprétation. Elle montre bien que Miss Peregrine est là pour protéger les enfants, et son charisme donne un véritable plus au personnage. Les changements de rôles effectués sur les autres personnages ne m’ont pas déplu et les acteurs ont été très bien choisis. Ella Purnell est parfaite dans le rôle d’Emma et s’ajoute à la liste des blondes platines qui peuplent l’univers de Tim Burton. Enfin, Samuel Lee Jackson est incroyable, comme toujours, dans le rôle de M. Barron à la fois drôle et flippant.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce film, malgré quelques détails peut-être trop brouillons à mon goût, ce sont les enchaînements de situations, car même si le début semble un peu long (il en va de même dans le livre), le reste est ponctué de moments intenses et plein de suspens avec des touches d’humour et de révélations, et c’est peut-être ce qui m’a déplu dans le livre. Tout semblait sombre, presque trop, là Tim Burton y a intégré une action plus rythmée et un véritable grain de folie, ainsi que de nombreuses références telles que Shining, Jason et les Argonautes et bien d’autres.

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Je dois vous avouer que j’aime énormément ce réalisateur. Il a su tirer son épingle du jeu dans une industrie parfois réfractaire à son genre. Il a un univers propre à lui, avec des touches spécifiques. Pour autant, Miss Peregrine et les enfants particuliers a été pour moi révélateur du fait que Tim Burton avait changé de style de réalisation. Après Frankenweenie, il semble avoir terminé un « cycle », il n’y a qu’à voir Dark Shadows et Big Eyes, qui me paraissent peut-être plus « lisses« . Miss Peregrine et les enfants particuliers s’inscrit dans cette nouvelle « ère » et honnêtement j’en suis assez contente car j’ai passé un bon moment. Auparavant prit dans la spirale folie sombre et drôle, je crois qu’aujourd’hui Tim Burton est plus proche d’une folie douce et ça me plaît beaucoup.

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Film – Cléopâtre

Hello les citrouilles !

J’ai enfin vu « Cléopâtre », vous savez LE « Cléopâtre » celui avec Elizabeth Taylor et Richard Burton, celui qui dure 4 heures, qui est considéré comme l’un des films les plus chers de l’histoire. J’avoue que 4 heures c’est long, et ça a parfois été difficile de se concentrer vraiment à fond durant tout le film, mais la beauté, le scénario et surtout les dialogues font de ce film un monument de l’histoire du cinéma.

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« Cléopâtre. Un nom mythique pour une souveraine légendaire. Voici le fabuleux portrait de la Reine du Nil, dont la beauté dévastatrice a fait trembler deux des plus grands seigneurs de l’Empire romain, Jules César et Marc-Antoine. Une relation sulfureuse, faite de pouvoir et de trahison, qui changea le cours de l’histoire à jamais.« 

Très honnêtement je ne sais pas trop par où commencer. Je suis vraiment contente de l’avoir vu. Je trouve que c’est un film impressionnant, magnifique et qui pourrait remettre au placard certains films qui sortent de nos jours rien que pour ses décors. C’est dingue de voir de tels décors, en taille réelle, avec autant de figurants, imaginez qu le fond est constitué de tableaux ! Pas étonnant qu’il s’agisse d’un des films les plus chers de l’histoire du cinéma.

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En ce qui concerne le jeu des acteurs, rien à dire non plus. J’aime ce jeu, cette prestance chez certains d’entre eux, c’est classe. Ça change réellement des acteurs d’aujourd’hui qui parfois me paraissent assez fades (oui je suis dure haha). Parlons donc d’Elizabeth Taylor, j’ai été assez surprise de voir qu’elle n’avait pas eu d’oscar pour son interprétation de la grande reine d’Egypte, car je trouve son interprétation sincère, royale et impressionnante. J’ai adoré Rex Harrison, qui joue un superbe César. La relation entre César et Cléopâtre est complexe et belle, ils semblant s’aimer et se détester en même temps tout en essayant d’apporter le mieux de chacune de leur contrée à leurs peuples respectifs. C’est une histoire d’abord diplomatique avant d’être passionnelle et c’est cette période que j’ai préféré.

La deuxième partie du film se concentre sur la relation de Cléopâtre et de Marc Antoine. A vrai dire, j’avoue avoir moyennement aimé cette partie. D’une part parce que je n’aime pas du tout le personnage de Marc Antoine, mais également parce que là où le  la relation avec César est belle et tire Cléopâtre vers le haut, je trouve au contraire que sa relation avec Marc Antoine la tire vers le bas et fait d’elle une femme soumise. Bien entendu, la performance de Richard Burton est emblématique, mais je ne peux pas m’empêcher de détester cordialement Marc Antoine…

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Voilà pour mon avis. J’avoue que j’ai eu du mal à rester concentrée, il faut aussi que vous sachiez que le film dure un peu plus de 4 heures et qu’il n’y a pas d’entracte. De plus, dans la version que j’ai regardé, ils ont rajouté des passages retrouvés, il y donc deux types de doublages ce qui est assez perturbant… J’ai donc beaucoup aimé ce film, j’ai découvert un monument du cinéma et j’ai passé un bon moment.

Ma note : ★★★★★

Film – Le Guépard

Hi pumpkins !

Vous l’aurez sans doute vu, je me suis lancée un défi pour cet été, celui d’agrandir ma culture cinématographique et littéraire. J’ai commencé ce challenge avec le film « Le Guépard » de Luchino Visconti sorti en 1963 et adapté du livre écrit par Giuseppe Tomasi di Lampedusa.

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« En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses Chemises Rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Prévoyant le déclin de l’aristocratie, ce dernier accepte une mésalliance et marie son neveu Tancrède à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante. »

Monument de l’histoire du cinéma et palme d’or à Cannes, « Le Guépard » et l’un des films que je souhaitais revoir. Oui, je l’avais déjà vu mais c’était il y a très longtemps et je n’avais pas le recul nécessaire pour apprécier un film comme celui-ci.

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Tout d’abord, j’ai été impressionnée par les moyens mis en oeuvre pour réaliser cette oeuvre. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui avec tous les moyens techniques dont dispose le cinéma, on peut facilement s’arranger pour créer des décors en images de synthèse et filmer sur fonds verts. A l’époque de la sortie de ce film, en 1963, tous les décors sont créés de toutes pièces ou réalisés en prise de vues réelles. Cela donne donc un film grandiose.

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Autant vous dire que l’interprétation des acteurs n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Cela peut paraître parfois un peu surjoué, mais c’était le style de l’époque et dois avouer que j’aime énormément les vieux films à cause de ce jeu d’acteur. Burt Lancaster est à la perfection le prince Salina, ce « Guépard », qui veille sur sa famille, qui protège son neveu et qui voit sa vie défiler face à celle de Tancrède. C’est l’un des personnages les plus émouvants, car derrière sa froideur, son masque de dureté, se cache un père de famille, un noble qui cherche à protéger ses terres et son île. Alain Delon incarne quant à lui le jeune premier dans toute sa splendeur. Il est beau, jeune et fier. Claudia Cardinale est juste bluffante. Elle est belle, impressionnante et dégage quelque chose d’inouï.

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L’histoire quant à elle est vraiment intéressante. Il s’agit d’un pan de l’histoire de l’Italie que je connaissais pas, cela m’a intriguée et j’ai appris beaucoup de chose sur la création de l’Italie d’aujourd’hui. Mais c’est aussi une très belle histoire d’amour entre Tancrède et Angelica. C’est une pure histoire romanesque, et c’est beau.

Bref j’ai beaucoup aimé ce monument de l’histoire du cinéma.

Ma note : ★★★★